Dieu a sagement agi
en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
mon absence sur ce blog est non seulement inexcusable, scandaleuse et scélérate mais je ne crains pas d'ajouter que ce n'est n'est pas bien du tout.
Depuis que j'ai renoncé à obtenir la reconnaissance d'une maison d'édition (et Dieu sait que j'étais prêt à me contenter d'obscures taules comme Gallimard ou la Pléïade) je me consacre à des loisirs à la rentabilité, au "return on investment" beaucoup plus rapide. la musique, par exemple. Ce midi je viens de jouer Casse-Noisette et le Sacre du Printemps avec un de mes collègues. Quelques semaines plutôt je suis allé commettre des pelletées de fausses notes au Châtelet, et avant ça j'ai pianoté quelques accords pour la star pailletée dont je faisais la réclame dans un précédent billet.
Tout ceci m'éloigne donc bien loin du clavier de mon mac et je vous prie de me bien vouloir comprendre (j'adore placer le pronom à cet endroit, façon XVIIe - on a les plaisirs qu'on peut, quand on atteint mon grand âge).
Dans mes rêves les plus torrides, j'envisage d'écrire un nouveau blog.
A suivre... C'est pour très bientôt.
Cher amis
blogueurs, politiciens, ménestrels, apothicaires, gondoliers, traders, garagistes et oiseleurs,au cas malheureux où cet événement exceptionnel ne serait pas encore enluminé en lettres d'or dans votre agenda, je prends la liberté de vous rappeler la tenue d'un concert de haute tenue, l'irruption d'un événement éruptif, l'imminence immanente d'un moment transcendant, etc etc...
Mais c'est qui ? C'est Charlène Duval, qui pour vous a fait faire (entre autres) de magnifiques escarpins turquoises munis de vertigineux talons - je les ai vus, de mes yeux vus - et mis en scène de nouvelles chansons encore plus foutraques que les précédentes.
Mais c'est où ? Au Trianon, 80, bdv de Rochechouart, Paris XVIIIe, métro Anvers.
Mais c'est quand ? Samedi prochain (1er mars 2008) à 20h30.
Mais pourquoi ? Allez sur http://charleneduval.free.fr/
Vous pouvez sans risque pour la santé y emmener vos moitiés, demis, tiers et autres "targets" ou "special someone" (je n'ai oublié personne ?)
Les places (25 euros) peuvent être réservées à la Fnac ou chez vos dealers de places de concerts habituels.
- Alors, comment survis-tu au départ de ton copain pour le Guatemala ? Six mois, ça va être long...
- C'est affreux, je ne mange plus rien depuis deux jours. Je suis au bord du malaise.
- Mon pauvre... J'imagine que ça doit vraiment être dur. Un type sensible comme toi !
- Je ne mange plus depuis deux jours car c'est lui qui fait les courses et à manger. Il n'a pas laissé de plats tous prêts dans le frigo. Le con.
Grâce à Jérôme Kerviel j'ai trouvé une super astuce pour gagner plein d'argent. Vous pouvez aussi l'appliquer à condition d'avoir une connexion Internet et de connaître le fonctionnement d'eBay.
Comment faire ? C'est
très simple : appuyez sur le bouton "on" de votre ordinateur. Allez ensuite sur Internet. Puis sur eBay, un jour où les mises aux enchères sont gratuites. Si vous n'avez pas de compte, ouvrez en
un. Ensuite mettez en vente un truc super cher, même si vous ne le possédez pas en propre. Personnellement j'ai opté pour un Falcon 7X, trijet privé haut de gamme dont le prix avoisine les 50
millions de $ ; que j'ai mis en vente à 49 999 999 millions de dollars (c'est une technique marketing classique - la barre des 50 millions est souvent difficile à franchir pour le consommateur
moyen). Ensuite achetez cash le Falcon pour 1 euro de plus, soit 50 millions de dollar. Puisque vous êtes à la fois l'acheteur et le vendeur, le fait de posséder réellement un Falcon n'a
aucune importance. Vous avez donc engrangé un bénéfice de 1 euro en tant que vendeur.Ensuite vous n'avez qu'à répéter l'opération un million de fois, par exemple. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, vous obtenez la somme rondelette de un million d'euros. Et tout ça est parfaitement écolo : aucun avion réel n'étant construit ni livré, aucun avion ne vole ni ne libère du méchant vilain dioxyde de carbone.
Vous pouvez faire pareil avec n'importe quoi. Par exemple j'ai acheté et vendu 2670345 fois une boîte d'allumettes, réalisant un bénéfice net de 26703,45 € à raison d'un centime gagné par opération. Avec des hôtels particuliers dans le Triangle d'Or à Paris, vous pouvez faire de belles opérations mais attention aux frais de notaires qui viennent s'ajouter, surtout si vous faites plusieurs milliers d'achats ventes.
Ensuite fermez la fenêtre internet. Appuyez sur le bouton "off" de l'ordinateur et offrez-une super soirée pour dépenser tout cet argent facilement gagné.
Côté acheteur, vous êtes bien sûr déficitaire. Il suffit alors de convertir ce passif en dollars ou en fond spéculatif "subprime", et il fondra comme neige au soleil.
Simple, non ?
Grâce à un projet européen dans lequel je trempe plus ou moins, me voilà au pays d'Hamlet. Le
week-end dernier j'étais à Londres. Il n'y a pas de doute : Copenhague est mieux que Londres. Si vous n'avez jamais vu quelque chose de très vilain, allez contempler les remous sales de
la Tamise au mois de janvier quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle au dessus des immeubles victoriens gris souris. Vous comprendrez pourquoi Elisabeth II teint elle
même tous ses vêtements à la bombe rose ou jaune fluo.
Le premier contact avec la réalité danoise a été le buffet - buffet servi le premier jour du meeting auquel j'apportais ma modeste contribution. Le buffet voyait se cotoyer des sauces et des
gelées assez surprenantes, ainsi qu'une sorte de purée de tartare d'oreille de cochon à la crème double (je ne jurerais pas que c'était ça, mais la couleur et la consistance inspiraient
immanquablement ce titre). Une gelée verte que je pris d'abord pour du sperme de reinette se révéla être de la jelly à la menthe, en accompagnment de poitrine fumée au persil. Surprenant. Bref,
une fois qu'on a compris que le Danemark n'était pas un lieu d'extase culinaire permanente, on peut en profiter pleinement.
Les immeubles sont très beaux. Il y a des boutiques design partout. Je comprends mieux pourquoi le style scandinave fait des émules partout. la lumière étant rare là bas, ils n'ont pas pris la
mauvaise habitude de surcharger leurs intérieurs de trucs laids et/ou inutiles. Le vélo est roi, et comme tout est bâti à environ 30 cm au dessus du niveau de la mer, c'est tout plat.
Idéal pour un grand sportif comme moi. Sinon il pleut et il y a du vent, mais comme j'avais un anorak de ski, un bonnet, une écharpe et des gants tout s'est bien passé. Le Musée
National est super génial. Il y a des strings d'esquimaux en fourrure de renard polaire, ça fait vraiment envie.
La petite sirène est jolie et affreusement mélancolique, sur fond de lointains entrepôts.
La relève de la
garde, à 12h devant le Palais Royal d'Amalienborg, est un grand moment. Des colonels hurlent des tas de choses en danois. Il y a une harmonie (cuivres, vents, percussions) d'un niveau
musical époustoufflant (les unissons sont impeccables malgré la présence simultanée de cors, de flûtes et de clarinettes). En dépit de leurs hauts bonnets en peaux d'ours, les
musiciens agrémentent les manoeuvres de musiques super marrantes, à mi chemin entre le classique et le cirque. Le glockenspiel et le triangle donnet à tout ça un brillant
incomparable et tout le monde a les larmes aux yeux pendant l'hymne national, même les policiers qui encadrent la foule (véridique !).
Enfin la conversion euro / couronne danoise n'est pas intuitive, et en plus c'est les soldes. J'acheté plein de trucs sans regarder les prix. On verra bien ce qui sera débité... En attendant
je vais aller me boire quelques Karsberg.
Il fait 5°, et nuit depuis 16h30.
Le Blog de Pierre