Chers amis chaudronniers et harengères,
mon absence sur ce blog est non seulement inexcusable, scandaleuse et scélérate mais je ne crains pas d'ajouter que ce n'est n'est pas bien du tout.
Depuis que j'ai renoncé à obtenir la reconnaissance d'une maison d'édition (et Dieu sait que j'étais prêt à me contenter d'obscures taules comme Gallimard ou la Pléïade) je me consacre à des
loisirs à la rentabilité, au "return on investment" beaucoup plus rapide. la musique, par exemple. Ce midi je viens de jouer Casse-Noisette et le Sacre du Printemps avec un de mes collègues.
Quelques semaines plutôt je suis allé commettre des pelletées de fausses notes au Châtelet, et avant ça j'ai pianoté quelques accords pour la star pailletée dont je faisais la réclame dans un
précédent billet.
Tout ceci m'éloigne donc bien loin du clavier de mon mac et je vous prie de me bien vouloir comprendre (j'adore placer le pronom à cet endroit, façon XVIIe - on a les plaisirs qu'on peut, quand
on atteint mon grand âge).
Dans mes rêves les plus torrides, j'envisage d'écrire un nouveau blog.
A suivre... C'est pour très bientôt.
Par Pierre H
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Publié dans : Blog mode d'emploi
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Pour la Saint-Valentin, voilà une petite anecdote entendue récemment.
- Alors, comment survis-tu au départ de ton copain pour le Guatemala ? Six mois, ça va être long...
- C'est affreux, je ne mange plus rien depuis deux jours. Je suis au bord du malaise.
- Mon pauvre... J'imagine que ça doit vraiment être dur. Un type sensible comme toi !
- Je ne mange plus depuis deux jours car c'est lui qui fait les courses et à manger. Il n'a pas laissé de plats tous prêts dans le frigo. Le con.
Par Pierre H
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Publié dans : Les gens sont fous
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Grâce à un projet européen dans lequel je trempe plus ou moins, me voilà au pays d'Hamlet. Le
week-end dernier j'étais à Londres. Il n'y a pas de doute : Copenhague est mieux que Londres. Si vous n'avez jamais vu quelque chose de très vilain, allez contempler les remous sales de
la Tamise au mois de janvier quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle au dessus des immeubles victoriens gris souris. Vous comprendrez pourquoi Elisabeth II teint elle
même tous ses vêtements à la bombe rose ou jaune fluo.
Le premier contact avec la réalité danoise a été le buffet - buffet servi le premier jour du meeting auquel j'apportais ma modeste contribution. Le buffet voyait se cotoyer des sauces et des
gelées assez surprenantes, ainsi qu'une sorte de purée de tartare d'oreille de cochon à la crème double (je ne jurerais pas que c'était ça, mais la couleur et la consistance inspiraient
immanquablement ce titre). Une gelée verte que je pris d'abord pour du sperme de reinette se révéla être de la jelly à la menthe, en accompagnment de poitrine fumée au persil. Surprenant. Bref,
une fois qu'on a compris que le Danemark n'était pas un lieu d'extase culinaire permanente, on peut en profiter pleinement.
Les immeubles sont très beaux. Il y a des boutiques design partout. Je comprends mieux pourquoi le style scandinave fait des émules partout. la lumière étant rare là bas, ils n'ont pas pris la
mauvaise habitude de surcharger leurs intérieurs de trucs laids et/ou inutiles. Le vélo est roi, et comme tout est bâti à environ 30 cm au dessus du niveau de la mer, c'est tout plat.
Idéal pour un grand sportif comme moi. Sinon il pleut et il y a du vent, mais comme j'avais un anorak de ski, un bonnet, une écharpe et des gants tout s'est bien passé. Le Musée
National est super génial. Il y a des strings d'esquimaux en fourrure de renard polaire, ça fait vraiment envie.
La petite sirène est jolie et affreusement mélancolique, sur fond de lointains entrepôts.
La relève de la
garde, à 12h devant le Palais Royal d'Amalienborg, est un grand moment. Des colonels hurlent des tas de choses en danois. Il y a une harmonie (cuivres, vents, percussions) d'un niveau
musical époustoufflant (les unissons sont impeccables malgré la présence simultanée de cors, de flûtes et de clarinettes). En dépit de leurs hauts bonnets en peaux d'ours, les
musiciens agrémentent les manoeuvres de musiques super marrantes, à mi chemin entre le classique et le cirque. Le glockenspiel et le triangle donnet à tout ça un brillant
incomparable et tout le monde a les larmes aux yeux pendant l'hymne national, même les policiers qui encadrent la foule (véridique !).
Enfin la conversion euro / couronne danoise n'est pas intuitive, et en plus c'est les soldes. J'acheté plein de trucs sans regarder les prix. On verra bien ce qui sera débité... En attendant
je vais aller me boire quelques Karsberg.
Il fait 5°, et nuit depuis 16h30.
Par Pierre H
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Publié dans : Spiritualité
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