Dieu a sagement agi
en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
Alphonse Allais
Vous ne pouvez pas toucher à mon cerveau, c'est mon deuxième organe préféré !
Woody Allen
Pour la Saint-Valentin, voilà une petite anecdote entendue récemment.
- Alors, comment survis-tu au départ de ton copain pour le Guatemala ? Six mois, ça va être long...
- C'est affreux, je ne mange plus rien depuis deux jours. Je suis au bord du malaise.
- Mon pauvre... J'imagine que ça doit vraiment être dur. Un type sensible comme toi !
- Je ne mange plus depuis deux jours car c'est lui qui fait les courses et à manger. Il n'a pas laissé de plats tous prêts dans le frigo. Le con.
- Alors, comment survis-tu au départ de ton copain pour le Guatemala ? Six mois, ça va être long...
- C'est affreux, je ne mange plus rien depuis deux jours. Je suis au bord du malaise.
- Mon pauvre... J'imagine que ça doit vraiment être dur. Un type sensible comme toi !
- Je ne mange plus depuis deux jours car c'est lui qui fait les courses et à manger. Il n'a pas laissé de plats tous prêts dans le frigo. Le con.
par Pierre H
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Les gens sont fous
... ou la spéculation à portée de tous.
Grâce à Jérôme Kerviel j'ai trouvé une super astuce pour gagner plein d'argent. Vous pouvez aussi l'appliquer à condition d'avoir une connexion Internet et de connaître le fonctionnement d'eBay.
Comment faire ? C'est
très simple : appuyez sur le bouton "on" de votre ordinateur. Allez ensuite sur Internet. Puis sur eBay, un jour où les mises aux enchères sont gratuites. Si vous n'avez pas de compte, ouvrez en
un. Ensuite mettez en vente un truc super cher, même si vous ne le possédez pas en propre. Personnellement j'ai opté pour un Falcon 7X, trijet privé haut de gamme dont le prix avoisine les 50
millions de $ ; que j'ai mis en vente à 49 999 999 millions de dollars (c'est une technique marketing classique - la barre des 50 millions est souvent difficile à franchir pour le consommateur
moyen). Ensuite achetez cash le Falcon pour 1 euro de plus, soit 50 millions de dollar. Puisque vous êtes à la fois l'acheteur et le vendeur, le fait de posséder réellement un Falcon n'a
aucune importance. Vous avez donc engrangé un bénéfice de 1 euro en tant que vendeur.
Ensuite vous n'avez qu'à répéter l'opération un million de fois, par exemple. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, vous obtenez la somme rondelette de un million d'euros. Et tout ça est parfaitement écolo : aucun avion réel n'étant construit ni livré, aucun avion ne vole ni ne libère du méchant vilain dioxyde de carbone.
Vous pouvez faire pareil avec n'importe quoi. Par exemple j'ai acheté et vendu 2670345 fois une boîte d'allumettes, réalisant un bénéfice net de 26703,45 € à raison d'un centime gagné par opération. Avec des hôtels particuliers dans le Triangle d'Or à Paris, vous pouvez faire de belles opérations mais attention aux frais de notaires qui viennent s'ajouter, surtout si vous faites plusieurs milliers d'achats ventes.
Ensuite fermez la fenêtre internet. Appuyez sur le bouton "off" de l'ordinateur et offrez-une super soirée pour dépenser tout cet argent facilement gagné.
Côté acheteur, vous êtes bien sûr déficitaire. Il suffit alors de convertir ce passif en dollars ou en fond spéculatif "subprime", et il fondra comme neige au soleil.
Simple, non ?
Grâce à Jérôme Kerviel j'ai trouvé une super astuce pour gagner plein d'argent. Vous pouvez aussi l'appliquer à condition d'avoir une connexion Internet et de connaître le fonctionnement d'eBay.
Comment faire ? C'est
très simple : appuyez sur le bouton "on" de votre ordinateur. Allez ensuite sur Internet. Puis sur eBay, un jour où les mises aux enchères sont gratuites. Si vous n'avez pas de compte, ouvrez en
un. Ensuite mettez en vente un truc super cher, même si vous ne le possédez pas en propre. Personnellement j'ai opté pour un Falcon 7X, trijet privé haut de gamme dont le prix avoisine les 50
millions de $ ; que j'ai mis en vente à 49 999 999 millions de dollars (c'est une technique marketing classique - la barre des 50 millions est souvent difficile à franchir pour le consommateur
moyen). Ensuite achetez cash le Falcon pour 1 euro de plus, soit 50 millions de dollar. Puisque vous êtes à la fois l'acheteur et le vendeur, le fait de posséder réellement un Falcon n'a
aucune importance. Vous avez donc engrangé un bénéfice de 1 euro en tant que vendeur.Ensuite vous n'avez qu'à répéter l'opération un million de fois, par exemple. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, vous obtenez la somme rondelette de un million d'euros. Et tout ça est parfaitement écolo : aucun avion réel n'étant construit ni livré, aucun avion ne vole ni ne libère du méchant vilain dioxyde de carbone.
Vous pouvez faire pareil avec n'importe quoi. Par exemple j'ai acheté et vendu 2670345 fois une boîte d'allumettes, réalisant un bénéfice net de 26703,45 € à raison d'un centime gagné par opération. Avec des hôtels particuliers dans le Triangle d'Or à Paris, vous pouvez faire de belles opérations mais attention aux frais de notaires qui viennent s'ajouter, surtout si vous faites plusieurs milliers d'achats ventes.
Ensuite fermez la fenêtre internet. Appuyez sur le bouton "off" de l'ordinateur et offrez-une super soirée pour dépenser tout cet argent facilement gagné.
Côté acheteur, vous êtes bien sûr déficitaire. Il suffit alors de convertir ce passif en dollars ou en fond spéculatif "subprime", et il fondra comme neige au soleil.
Simple, non ?
par Pierre H
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Les gens sont fous
Les grèves, ça suffit. Les problèmes de pouvoir d'achat, ça me gonfle. Les soucis des fonctionnaires, zut. Non aux revendications centrées sur les plus bas salaires. Oui à
une véritable politique s'attaquant aux problèmes des riches. Car ils en ont, comme cette petite histoire va vous le montrer :
Pas plus tard qu'avant-hier, je prenais un Falcon pour aller à une petite réunion à
Marseille. Dieu merci, l'embarquement de Dassault Falcon Service se situe non pas à Orly ou Roissy, mais au Bourget où vous attendent de luxueux salons pourvus en confortables canapés, en revues
diverses et d'un bar à volonté. Passons, ces petits détails sont la base, n'est-ce pas ? Mais pour prendre mon jet à 07h30 j'ai dû commander mon taxi à 5h... sans quoi les bouchons dûs aux
grèves m'eussent à coup sûr bloqué. J'aurais peut-être dû prendre un avion Air France, et même peut-être un train, avec de vrais Français dedans, peut-être même des gens qui votent à gauche.
Bref, vous imaginez le tableau. Que cela soit dit haut et fort : les grèves m'ont obligé à me lever à 4h15.
L'enfer a continué : à peine l'avion décollé, l'hôtesse avait oublié de mettre le chauffage. Un air glacé me soufflait dans les pieds. J'approchais de la détresse, constatant une fois de plus que les bons domestiques se font rarissimes. Heureusement l'hôtesse s'aperçut de cet impair et mon petit-déjeuner me fut servi chaud, alors que régnait une agréable température dans la cabine.
Las, le plateau du petit-déjeuner ne faisait pas exactement la taille de ma tablette, et de surcroît les viennoiseries, le pain, les confitures, les compotes et le thé menaçaient à tout moment de tomber sur ma lecture - la cotation de la bourse de Francfort si je me souviens bien.
Enfin la confiture n'était pas à l'orange amère mais à l'abricot.
Dans des moments comme ça, il faut avoir une grande foi en la vie et en l'Homme pour ne pas devenir misanthrope : et je restai impassible face à l'adversité.
(Tout ceci est véridique.. seul détail : je suis "obligé" de faire ce genre de trajets pour mon boulot. Par ailleurs je suis à découvert le 15 du mois. Arf.)
Pas plus tard qu'avant-hier, je prenais un Falcon pour aller à une petite réunion à
Marseille. Dieu merci, l'embarquement de Dassault Falcon Service se situe non pas à Orly ou Roissy, mais au Bourget où vous attendent de luxueux salons pourvus en confortables canapés, en revues
diverses et d'un bar à volonté. Passons, ces petits détails sont la base, n'est-ce pas ? Mais pour prendre mon jet à 07h30 j'ai dû commander mon taxi à 5h... sans quoi les bouchons dûs aux
grèves m'eussent à coup sûr bloqué. J'aurais peut-être dû prendre un avion Air France, et même peut-être un train, avec de vrais Français dedans, peut-être même des gens qui votent à gauche.
Bref, vous imaginez le tableau. Que cela soit dit haut et fort : les grèves m'ont obligé à me lever à 4h15.L'enfer a continué : à peine l'avion décollé, l'hôtesse avait oublié de mettre le chauffage. Un air glacé me soufflait dans les pieds. J'approchais de la détresse, constatant une fois de plus que les bons domestiques se font rarissimes. Heureusement l'hôtesse s'aperçut de cet impair et mon petit-déjeuner me fut servi chaud, alors que régnait une agréable température dans la cabine.
Las, le plateau du petit-déjeuner ne faisait pas exactement la taille de ma tablette, et de surcroît les viennoiseries, le pain, les confitures, les compotes et le thé menaçaient à tout moment de tomber sur ma lecture - la cotation de la bourse de Francfort si je me souviens bien.
Enfin la confiture n'était pas à l'orange amère mais à l'abricot.
Dans des moments comme ça, il faut avoir une grande foi en la vie et en l'Homme pour ne pas devenir misanthrope : et je restai impassible face à l'adversité.
(Tout ceci est véridique.. seul détail : je suis "obligé" de faire ce genre de trajets pour mon boulot. Par ailleurs je suis à découvert le 15 du mois. Arf.)
par Pierre H
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Les gens sont fous
Des faits, rien que des faits :
Une invitation dans un appartement du 8e arrondissement.
Un loft, dont la pièce maîtresse est un salon de musique faisant deux fois la taille de mon appartement. Quatre mètres sous plafond, verrières. Forcément, trois pianos dont un 3/4 Fazzioli avec un son à se taper la tête par terre contre les murs, un autre piano à queue, marqueté et de 1835, etc...
Champagne, avocats, hommes et femmes d'affaires, cantatrices chics et liftées.
Quelques réflexions piochées au hasard des conversations.
- Moi, tout ce que je touche, je le transforme en or ! Je suis comme Moïse devant qui s'écartent les flots de la Mer Rouge.
- Ca ne vous dit pas de venir avec moi passer Noël dans un palace en Tunisie ?
- J'ai décidé de monter un festival de musique, peut-être à Carthage, je ne sais pas encore...
Impression diffuse de ne pas être à ma place.
Une invitation dans un appartement du 8e arrondissement.
Un loft, dont la pièce maîtresse est un salon de musique faisant deux fois la taille de mon appartement. Quatre mètres sous plafond, verrières. Forcément, trois pianos dont un 3/4 Fazzioli avec un son à se taper la tête par terre contre les murs, un autre piano à queue, marqueté et de 1835, etc...
Champagne, avocats, hommes et femmes d'affaires, cantatrices chics et liftées.
Quelques réflexions piochées au hasard des conversations.
- Moi, tout ce que je touche, je le transforme en or ! Je suis comme Moïse devant qui s'écartent les flots de la Mer Rouge.
- Ca ne vous dit pas de venir avec moi passer Noël dans un palace en Tunisie ?
- J'ai décidé de monter un festival de musique, peut-être à Carthage, je ne sais pas encore...
Impression diffuse de ne pas être à ma place.
par Pierre H
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Les gens sont fous
- Pour moi, Le Roi Lion de Walt Disney est une historiette monarchiste, à la trame falote, accablée d'une tripotée de chansons dont les paroles sont fadasses et
l'arrangement musical un sirop aussi visqueux qu'insipide. L'interdire au moins de 99 ans serait de toute évidence une mesure de salut public.
Essayez de dire ça à vos collègues de travail. Vous verrez, c'est surprenant.
On vit vraiment dans une époque de consensus et de politiquement correct. Bon, c'est vrai, je n'ai pas mis de gants ; ils n'étaient pas prêts à voir assassiner aussi froidement une de leurs vaches sacrées (entre la poire et le fromage).
Je ne préconise pas de fusiller tous producteurs de merdes faussement artistiques et véritablement commerciales, simplement de leur faire subir le supplice du pal et une centaine de coups de fouet ; voyez, je suis conciliant.
Est-ce être un vieux réac que de dire qu'il y a de la bonne et de la mauvaise musique ? Des bons films et des navets ? Le mauvais goût et le bon goût ? Sans prétendre être le gardien du temple de celui-ci... la presse parisienne de gauche le fait tellement bien que je ne vais pas lui piquer ce boulot.
Essayez de dire ça à vos collègues de travail. Vous verrez, c'est surprenant.
On vit vraiment dans une époque de consensus et de politiquement correct. Bon, c'est vrai, je n'ai pas mis de gants ; ils n'étaient pas prêts à voir assassiner aussi froidement une de leurs vaches sacrées (entre la poire et le fromage).
Je ne préconise pas de fusiller tous producteurs de merdes faussement artistiques et véritablement commerciales, simplement de leur faire subir le supplice du pal et une centaine de coups de fouet ; voyez, je suis conciliant.
Est-ce être un vieux réac que de dire qu'il y a de la bonne et de la mauvaise musique ? Des bons films et des navets ? Le mauvais goût et le bon goût ? Sans prétendre être le gardien du temple de celui-ci... la presse parisienne de gauche le fait tellement bien que je ne vais pas lui piquer ce boulot.
Arf.
par Pierre H
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Les gens sont fous
Le Blog de Pierre