Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?

Alphonse Allais

Vous ne pouvez pas toucher à mon cerveau, c'est mon deuxième organe préféré !
Woody Allen

 

Dimanche 2 septembre 2007
Je ne sais pas si ça vous le fait, mais moi oui : j'en ai marre qu'on parle tout le temps de Diana. En ce moment il n'y en a que pour elle. Honnêtement, si j'avais été une ravissante jeune fille de l'aristocratie britannique et que j'eusse épousé un Jumbo frigide et janséniste me trompant avec un trente-huit tonnes, j'en aurais fait autant. Je le dis sans ambages : être Diana est à la portée de tout le monde. Inratable, un peu comme cette recette tellement basique de contrefilets de caille demi-deuil en suprême de truffe et foie gras dans leur sarcophage de pâte feuilletée sauce Vatel (le tout est d'avoir les ingrédients). Bref, marre de Diana.

Car les éloges de Diana se doublent d'un oubli relatif, insidieusement méprisant, de ma copine Elisabeth II. Vous n'ignorez pas que nous sommes très proches (voir ici et ). On ne le dit pas assez mais Elisabeth II adorait Diana. Elle lui faisait plein de blagues comme disposer des peaux de banane dans ses escaliers ou verser de l'arsenic dans son thé (mais pas beaucoup, juste assez pour qu'elle ait un petit malaise rigolo).

Son mari, le duc d'Edimbourg est injustement traité, lui aussi. Il ne faisait rien qu'à s'occuper de près de ses valets de pied pendant toutes ces histoires; on aurait tort de lui en vouloir au sujet des déboires de Diana.

On ne parle plus du tout de Mme Thatcher, aimable philanthrope sous le règne de laquelle les épousailles avaient eu lieu.

Fait-on davantage cas de l'archevêque de Canterbury, un hilarant spécialiste de la trinité chez les Pères de l'Eglise, qui maria Charles et Diana ?

J'espère que vous partagez ma révolte, et je crois qu'il n'est pas exagéré de citer Ségolène Royal pour dire qu'il y a des colères saines, des colères justes.

A part ça j'ai passé un très bon week-end et je suis allé visiter le parc de Courances. C'est vraiment extraordinaire, en particulier le jardin anglais-japonais et le jardin d'eau. J'en étais tout apaisé et heureux, et pendant quelques heures je n'ai plus pensé du tout à l'archevêque de Canterbury.



Par Pierre H - Publié dans : Bonnes manières
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Commentaires

Quand tu veux ! Ca fait longtemps qu\\\'on s\\\'est pas vus, tiens, d'ailleurs !

Commentaire n°1 posté par pierre le 03/09/2007 à 13h14
Personnellement, je préfère la cardinale de Kanterbraün, mais bon, c'est une autre bière avec de la mousse dessus, aussi. A+
Commentaire n°2 posté par Martin Lothar le 02/09/2007 à 21h23
Quand tu veux tu nous fais un contrefilets de caille demi-deuil en suprême de truffe et foie gras dans leur sarcophage de pâte feuilletée sauce Vatel :-)
Commentaire n°3 posté par Anagrys le 03/09/2007 à 09h06
Merci pour ton passage sur mon blog. Je découvre le tien avec plaisir, et ... je repasserai :)
Commentaire n°4 posté par *** AndromÚde *** le 03/09/2007 à 18h00
Super.
Mais sans foie, pour moi.
Commentaire n°5 posté par myrtille le 05/09/2007 à 11h19
Voila de l'humour au masculin comme on n'en fait plus! un bonheur a lire, comme on le dirait a New York ,d'ou j'ecris: "you made my day!"
Commentaire n°6 posté par Co le 21/04/2009 à 19h25
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